Tutorat (enseignement) par les pairs
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Appellation en anglais
Peer learning, peer tutoring, same-age tutoring, cross-age tutoring
Résumé introductif
Le tutorat par les pairs consiste à jumeler deux apprenants, dont l'un possède un niveau de connaissances un peu plus avancé dans la matière et jouera le rôle de tuteur pour enseigner à l'autre apprenant, qui sera son tutoré. Ces rôles de tuteur/tutoré peuvent être "fixes" (les deux apprenants ne changent pas de rôle, bien souvent le tuteur est plus âgé ou d'un niveau scolaire supérieur) ou bien "réciproques" (les deux apprenants sont de niveau similaire et ils alternent les rôles, chacun devient tantôt le tuteur et tantôt le tutoré). L'enseignant continue d'encadrer l'activité de tutorat, c'est lui qui désigner les apprenants qui deviendront tuteurs, mais il est en retrait (voire absent) de la relation pédagogique, qui se déroule principalement entre les deux apprenants.
Cette stratégie découle du constructivisme. Elle favorise l'apprentissage à la fois du tutoré, qui reçoit de l'aide d'un pair, et du tuteur, qui consolide ses propres apprentissages à travers l'enseignement qu'il dispense.
Stratégies apparentées
Tutorat apprenti-aîné, apprentissage collaboratif, revue par les pairs (peer review), compagnonnage, communauté de pratique
Type de stratégie
Le tutorat par les pairs est une microstratégie.
Description
Le tutorat par les pairs, aussi appelé apprentissage assisté par les pairs ou enseignement par les pairs, consiste à recruter un élève (le tuteur) pour dispenser un enseignement individuel à un autre élève (le tutoré) (De Backer, Van Keer et Valcke, 2012).
"Apprendre de ses semblables : c’est le principe de l’apprentissage entre pairs (AEP). La notion de peer instruction, développée en 1991 par le professeur de physique E. Mazur à Harvard vise à rendre les étudiants acteurs de leur formation afin de transmettre un savoir moins mécanique" (Liu et Patillon, 2020).
L'échange verbal et la confrontation des idées sont au cœur de cette approche, dans une approche constructiviste, comme l'indiquent Deschênes et al. (2007) : "Du point de vue des pairs anciens [les élèves-tuteurs], l’encadrement d’un nouvel étudiant est une activité riche de collaboration, de construction de connaissances et de négociation qui répond bien aux principes constructivistes".
Cette stratégie se distingue de l'apprentissage collaboratif (où tous les élèves sont de niveau égal et collaborent pour apprendre ensemble). Dans le tutorat par les pairs, l'élève-tuteur, sans être un expert, possède un niveau de connaissances plus avancé que l'élève-tutoré pour la matière étudiée, même si cet écart de connaissances est parfois minime, alors que le tutoré est moins avancé ou éprouve des difficultés d'apprentissage. (Roscoe & Chi, 2007). À l'inverse, le tutorat par les pairs est très proche de l'évaluation par les pairs (peer assessment), où le travail fourni par un élève-tutoré est évalué et corrigé par un élève-tuteur plus avancé que lui (Liu et Patillon, 2020).
Avantages pour les tutorés :
D'après Bachelet (2010), le tutorat par les pairs :
- offre un suivi personnalisé, ce qui permet un renforcement de l’estime de soi et de la motivation, et donc une réduction de l’abandon des études. L'apprentissage est plus interactif et moins passif, ce qui peut accroître l'intérêt et la motivation des élèves.
- offre des rétroaction immédiate, car le tuteur est plus disponible qu'un enseignant (qui doit gérer une classe entière), le tutoré reçoit donc un retour rapide et peut corriger ses erreurs plus vite
- favorise l'implication des tutorés, notamment à travers une rétroaction immédiate par le tuteur sur leurs succès et leurs erreurs, et des encouragements à s'autonomiser en trouvant soi-même les réponses
- propose une relation égalitaire avec un pair, ce qui fait que le tutoré a moins de peur de se tromper ou de dévoiler ses difficultés. Cela peut être très utile à des étudiants timides ou anxieux, qui s’exprimeront plus facilement face à un autre étudiant. Le tutoré se fait parler et expliquer les choses dans un langage familier qu'il comprend mieux.
- permet une diversification des perspectives : les pairs peuvent apporter des points de vue et des approches différents face à un problème.
Avantages pour les tuteurs : D'après Bachelet (2010), les tuteurs assimilent la matière enseignée encore mieux que les tutorés. Roscoe et Chi (2007) disent aussi que l'apprentissage chez l'élève-tuteur a été observé dans différents formats de tutorat, auprès d'élèves d'horizons divers, et dans différents domaines d'études. Deux activités de tutorat semblent favoriser l'apprentissage du tuteur : l'explication et le questionnement. Elles favoriseraient l'apprentissage des tuteurs par le biais d'une construction réflexive des connaissances, incluant l'auto-évaluation de la compréhension, l'intégration des connaissances nouvelles et antérieures, ainsi que l'élaboration et la construction des connaissances, autrement dit : expliquer des concepts à d'autres élèves force l'élève-tuteur à organiser sa pensée et à identifier ses propres lacunes. Roscoe et Chi (2007) soulignent cependant que, d'après une étude qu'ils ont menée, les tuteurs qu'ils ont analysés avaient tendance à présenter un biais généralisé de transmission des connaissances : ils se concentraient davantage sur la transmission des connaissances à leur tutoré que sur le développement de ces connaissances pouur eux-mêmes. Les chercheurs en ont conclu que le véritable potentiel de l'apprentissage pour le tuteur était rarement pleinement atteint. Biswas et al. (2005) font aussi la promotion de l'apprentissage à travers l'enseignement (Learning by teaching). Selon eux, le fait, pour un élève, d'enseigner à un autre élève, permet : - de développer des réseaux de connaissances structurés à valeur explicative - de prendre des responsabilités et des décisions concernant son propre apprentissage - de développer des compétences réflexives ou métacognitives, notamment pour le suivi de la qualité de ses connaissances et de ses décisions d'apprentissage.
Avantages dans le cadre d'une formation à distance :
En formation à distance, la médiation humaine constitue une dimension importante à prendre en compte. L’encadrement par les pairs offre aux nouveaux étudiants d'un programme diffusé à distance une forme plus ajustée de médiation où les deux partenaires se retrouvent dans une situation identique d’apprenant à distance. En adoptant le rôle de tuteurs, les élèves plus anciens et expérimentés peuvent alors devenir des médiateurs plus proches, qui interviendront différemment du chargé de cours ou du professeur (Dechesnes et al., 2007).
Avantages pour l'enseignant :
L'enseignant voit sa charge de travail réduite, puisqu'il délègue une partie de l'enseignement individuel aux tuteurs. La gestion de sa classe est facilitée, et il est plus disponible pour apporter une aide immédiate à l'élève ou au binôme qui en fait la demande. (Duran & Monereo, 2005)
Efficacité de la stratégie :
D'après Slavin (2010), des recherches sur les résultats enregistrés en mathématiques et en lecture à l’école primaire et dans les premières années du secondaire ont témoigné des effets positifs du programme PALS (Peer-assisted learning strategies).
Dans leur méta-analyse, Bowman-Perrott et al. (2013) ont examiné les effets du tutorat par les pairs à travers 26 expériences de recherche menées auprès de 938 élèves de la 1re à la 12e année, entre 1984 et 2011. Ils ont constaté que le tutorat par les pairs est efficace pour promouvoir les progrès d'apprentissage dans tous les domaines, et qu'il est efficace pour les élèves du primaire et du secondaire. Ils ont également noté que les élèves présentant des difficultés d'apprentissage importantes, en particulier ceux présentant des troubles émotionnels et comportementaux, étaient ceux qui en avaient le plus bénéficié.
Conditions favorisant l’apprentissage
Le choix des tuteurs : Ce n'est pas parce qu'un élève est compétent dans la matière qu'il fera automatiquement un bon tuteur. Le fait d'être plus avancé en connaissances est source de légitimité au départ pour le tuteur, mais ses compétences en régulation tutorales sont plus importantes pour la réussite du tutoré que son expertise dans la matière (Bachelet, 2010). Il ne s'agit donc pas de désigner automatiquement le "premier de la classe" pour enseigner aux autres élèves. Au contraire : un élève moins "excellent en tout" a plus de chances d'avoir rencontré lui-même des difficultés avant de réussir son apprentissage et de progresser, ce qui fait qu'il comprendra mieux les difficultés par lesquelles l'élève-tutoré est en train de passer et pourra mieux lui montrer comment réussir. Cela reste cependant un équilibre délicat à trouver, car lorsqu'un tuteur diffuse des informations erronées ou semble mal préparé, la réaction du tutoré est négative et ses performances diminuent. Les activités de tutorat entre pairs doivent donc intégrer des moyens permettant de garantir une adéquation optimale entre tuteurs et tutorés (Evans & Moore, 2013). Selon Bournot-Trites et Séror (2003), un bon choix de tuteurs reposerait plutôt sur leurs bonnes habitudes de travail, leur ponctualité, leur patience et leur compréhension envers des élèves plus jeunes, leur faible absentéisme, leurs habiletés à s’occuper des problèmes de discipline potentiels dans ce genre d’activité, leurs capacités de diriger et, finalement, leur degré d’autonomie.
Le rôle de l'enseignant : Avec cette stratégie, l'enseignant est absent de la relation pédagogique tuteur-tutoré, et devient « formateur de formateurs » puisqu'il forme les tuteurs et les laisse ensuite agir sans lui. Cela peut créer chez l'enseignant des incertitudes et des inquétudes qu'il doit surmonter (Bachelet, 2010).
Pour les tuteurs : L'élève-tuteur doit réussir à trouver un équilibre, voire à « jongler », entre son rôle de pair et celui de tuteur. Ce statut lui donne une autorité sur l'élève-tutoré, ce qui peut générer un refus de reconnaissance de l'autorité ou de la compétence du tuteur, des ambiguïtés et des conflits de rôles. Cette stratégie repose donc sur "des relations informelles et l'exercice d’une d'autorité essentiellement charismatique" Bachelet (2010), ce sont des situations que l'élève-tuteur doit savoir bien gérer.
Niveau d’expertise des apprenants
Le tutorat par les pairs peut s’appliquer à tous les niveaux d’expertise des apprenants (débutants, intermédiaires, avancés, experts). L'important est de trouver le juste écart entre le niveau plus avancé de l'élève-tuteur et celui, moins avancé, de l'élève-tutoré, pour permettre une progression dans l'apprentissage.
Type de guidage
On trouve deux variantes de tutorats par les pairs :
- avec des rôles "fixes" : le tuteur et le tutoré conservent le même rôle tout le long de l'activité pédagogique
- avec des rôles "réciproques" : le tuteur et le tutoré changent de rôle en alternance, de sorte que les deux élèves sont tantôt tuteur et tantôt tutoré. Il arrive aussi que, dans cette situation, les rôles individuels de tuteur/tutoré ne soient pas définis et que les élèves préparent plutôt des supports de tutorat, comme un questionnaire, et s'enseignent mutuellement simultanément (Evans & Moore, 2013).
L'âge des participants (qui représente le plus souvent leur appartenance à un niveau scolaire spécifique) est un critère important pour déterminer le type de tutorat (Roscoe & Chi, 2007) :
- dans un tutorat "inter-âge" (cross-age tutoring), les élèves plus âgés et plus avancés (ex : provenant d'un niveau scolaire supérieur) enseignent à des élèves plus jeunes ou novices. Les rôles sont généralement "fixes" car les novices peuvent difficilement enseigner aux tuteurs plus expérimentés, il existe un écart évident entre eux.
- dans un tutorat "de même âge" (same-age tutoring), les tuteurs et les tutorés sont d'âge ou de niveau scolaire similaires. Les rôles sont plus facilement "réciproques", car les élèves sont plus susceptibles d'être de véritables pairs, qui possèdent des expertises communes ou complémentaires, ce qui leur permet d'apprendre les uns des autres.
L'enseignant est toujours présent, mais de loin. Il supervise l'ensemble de l'activité de tutorat, il choisit et forme les élèves-tuteurs pour les préparer à leur rôle, et il s'assure que l'apprentissage des tutorés s'effectue correctement (Bachelet, 2010). Les activités de tutorat peuvent être strictement encadrées par l'enseignant, ou bien être plus informelles.
Type de regroupement des apprenants
Le tutorat par les pairs s'effectue le plus souvent en dyades, parfois en petits groupes d'élèves (De Backer, Van Keer et Valcke, 2012).
On peut jumeler des élèves d'une même classe, ou bien de niveaux scolaires différents, selon qu'on souhaite mettre en place un tutorat de type "inter-âge" ou "de même âge". L'essentiel est que, même au sein d'une même classe, l'élève-tuteur possède des connaissances un peu plus avancées que celles de l'élève-tutoré, afin d'être en mesure de lui enseigner ce qu'il sait.
Milieu d’intervention
Le tutorat par les pairs convient à tous les niveaux scolaires, du préscolaire à l'université, que ce soit en classe ou à distance.
Il convient également à un contexte de formation professionnelle. Il se rapproche alors de la communauté de pratique, avec une mise en commun des savoirs et une entraide de tous les participants, qui cherchent ou fournissent des savoirs en fonction de leur niveau d'expérience dans un domaine.
Exemples d’utilisation
Exemple de tutorat par les pairs en classe :
Bournot-Trites et Séror (2003) ont mené un projet de recherche visant à améliorer le niveau de lecture des élèves de trois écoles d’immersion françaises, situées en Colombie Britannique, grâce au tutorat par les pairs. Le programme consistait en des sessions privées entre un pair de cinquième, sixième ou septième année et un lecteur en difficulté de deuxième ou troisième année. Les résultats obtenus ont été généralement positifs, montrant que ce type de tutorat pouvait être une façon efficace d’améliorer le niveau de lecture des élèves ayant des difficultés mineures, mais qu'il présentait des limites avec les élèves ayant des difficultés plus sévères. L’expérience a eu des effets positifs sur les attitudes et la motivation des élèves envers la lecture, en plus d’élever leur niveau de conscience de leurs difficultés. Elle a aussi eu une influence positive sur les tuteurs, notamment sur leurs attitudes envers la lecture et leur niveau de confiance en soi.
Exemples de tutorat par les pairs dans une formation en ligne :
Evans & Moore (2013) ont conçu un système de tutorat en ligne appelé « OPAL » (Online Peer Assisted Learning). Ce système permet aux étudiants d'un même niveau scolaire de s'inscrire comme tutorés ayant des besoins d'apprentissage spécifiques, ou bien comme tuteur. Un processus valide les connaissances des étudiants souhaitant devenir tuteurs, éliminant ainsi ceux qui ne sont pas assez qualifiés pour ce rôle. À travers le site internet, les tuteurs fournissent leurs disponibilités pour enseigner des problèmes spécifiques, et les tutorés peuvent ensuite s'adresser à eux librement et anonymement pour obtenir du soutien à l'apprentissage. Les étudiants s'entraident, chacun devenant tuteur ou tutoré en fonction de sa progression dans le cours et de sa maîtrise des connaissances, mais comme le tutorat ne se faisait pas avec une réciprocité parfaite, les chercheurs ont appelé ce paradigme un "tutorat par les pairs à réciprocité variable".
Svenningsen et Pear (2011) ont créé, pour les étudiants de l'Université du Manitoba, une plateforme en ligne dans laquelle des étudiants (tutorés) soumettent leurs exercices à d'autres étudiants (tuteurs) de la même classe, afin qu'ils les corrigent et les commentent. Cette révision par les pairs fait partie du programme d'apprentissage, ce qui fait que chaque étudiant se trouve tantôt dans un rôle de tuteur et tantôt dans un rôle de tutoré. En effet, dès qu'un élève réussit le test d'évaluation à la fin d'une unité d'apprentissage (une partie du cours), il peut désormais être tuteur pour cette unité, tandis qu'en parallèle il poursuit sa progression et commence à étudier l'unité suivante. Un test d'évaluation est réussi s'il a été validé par deux élèves-tuteurs, ou bien par l'enseignant.
Exemple de tutorat par les pairs dans une formation en ligne, avec des pairs simulés :
Comme stratégie pour favoriser l'apprentissage chez des élèves en position de tuteurs, les chercheurs Biswas et al. (2005) ont créé un système où les les élèves enseignent une matière à un programme informatique nommé Betty. Si les élèves fournissent des informations inexactes ou insuffisantes, Betty ne peut pas répondre correctement aux questions du questionnaire. En s'efforçant d'enseigner à Betty un modèle correct et de corriger ses erreurs, les élèves ont développé une connaissance plus intégrée de la matière que ceux qui utilisaient le même système sans tutorat. Ainsi, même si l'élève-tutoré n'était qu'une simulation informatique, le tutorat par les pairs a permis un apprentissage significatif chez les élèves-tuteurs.
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