Différences entre versions de « Journal de bord »

De Wiki-TEDia
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ligne 40 : Ligne 40 :
 
Sa mise en oeuvre permet à l'auteur de (Ménard, 1997, cité dans Pirot et al. 2002): décrire son expérience, y mettre les faits réels, les examiner et questionner cette expérience; découvrir ou redécouvrir sa personnalité; relier les savoirs-être et les savoirs-faire et les organiser; se porter garant de la construction de son savoir; s'approprier des savoirs expérientiels, affectifs, cognitifs et socio-affectifs.
 
Sa mise en oeuvre permet à l'auteur de (Ménard, 1997, cité dans Pirot et al. 2002): décrire son expérience, y mettre les faits réels, les examiner et questionner cette expérience; découvrir ou redécouvrir sa personnalité; relier les savoirs-être et les savoirs-faire et les organiser; se porter garant de la construction de son savoir; s'approprier des savoirs expérientiels, affectifs, cognitifs et socio-affectifs.
  
Il existe plusieurs formes de journaux de bord. D'une part, ils peuvent être catégorisés selon le type de consignes que reçoit l'auteur (par rapport à l'utilisation) et selon l'accès au contenu du journal de bord. Selon Stickel et Waltman, (1994), cité dans Pivot et al. (2002), les journaux de bord orientés sur le type de consignes peuvent être non-structurés (l'auteur dispose d'une grande liberté) ou structurés (le formateur dirige l'apprenant). Les journaux qui sont régis par l'accès au contenu, peuvent être de deux types: non-accessible (le formateur ne peut pas accéder au contenu pendant son écriture) ou accessible (le formateur a accès au contenu et peut donc échanger avec l'apprenant ou le groupe. Enfin, notons que le journal de bord peut prendre forme selon les objectifs poursuivis.
+
Il existe plusieurs formes de journaux de bord. D'une part, ils peuvent être catégorisés selon le type de consignes que reçoit l'auteur (par rapport à l'utilisation) et selon l'accès au contenu du journal de bord. Selon Stickel et Waltman, (1994), cité dans Pirot et al. (2002), les journaux de bord orientés sur le type de consignes peuvent être non-structurés (l'auteur dispose d'une grande liberté) ou structurés (le formateur dirige l'apprenant). Les journaux qui sont régis par l'accès au contenu, peuvent être de deux types: non-accessible (le formateur ne peut pas accéder au contenu pendant son écriture) ou accessible (le formateur a accès au contenu et peut donc échanger avec l'apprenant ou le groupe. Enfin, notons que le journal de bord peut prendre forme selon les objectifs poursuivis.
  
Voici les cinq dimensions du concept de journal de bord selon quatre auteurs (De Cock, 2007):
+
Sa principale problématique réside dans le fait que le journal de bord doit être écrit quotidiennement ou du moins, assez régulièrement sans quoi, l'auteur en perdra le fil. De plus, certaines personnes peuvent trouver l'écriture du journal de bord comme une corvée et avoir peur d'y inscrire leurs pensées. On retrouve donc des réticences endogènes (qui proviennent de l'apprenant)et les réticences exogènes (qui viennent du formateur). Parmi les réticences endogènes, on retrouve le manque de confiance de l'auteur, la peur d'être lu et jugé par un formateur, le manque d'implication à l'écriture et le non-plaisir à écrire. Quant aux réticences exogènes, on retrouve le manque de clarté de la part du formateur concernant divers points comme les buts poursuivis (De Cock, 2007).
 
 
Sa principale problématique réside dans le fait que le journal de bord doit être écrit quotidiennement ou du moins, assez régulièrement sans quoi, l'auteur en perdra le fil.
 
  
 
== Conditions favorisant l’apprentissage ==  
 
== Conditions favorisant l’apprentissage ==  

Version du 23 juillet 2014 à 13:08

Appellation en anglais

Journals, Logbook

Stratégies apparentées

Journal de réflexion (Reflective diaries). Offre plutôt une réflexion sur une expérience.

Journal d'apprentissage (Learning diary). L'accent est mis sur l'explication et l'enregistrement de l'apprentissage qui se produit (processus d'apprentissage).

Portfolio

Log ou logs. Est un enregistrement des événements passés.

Type de stratégie

La stratégie est une microstratégie

Domaine d’apprentissage

Les connaissances visées sont factuelles et sont donc des connaissances déclaratives plus précisément la connaissance des détails et des éléments spécifiques dans un champ donné (événements, lieux,noms, etc.).

Les connaissances déclaratives sont donc stockées dans la mémoire à long terme (MLT) et organisées en réseaux. Ces réseaux peuvent être sémantique (un ensemble qui relie divers éléments entre eux selon certains critères sémantiques particuliers) ou épisodique (se produit de temps en temps, intermittent). Ainsi, ces réseaux associatifs de propositions regroupent les concepts et les faits (Paquette, 2002).

Ainsi, les faits sont, par exemple, une association date-événement, nombre-objet ou objet-action. Se sont des données extraites rapidement et sans effort conscient de la mémoire à long terme (MLT). La mémoire déclarative regroupe donc des faits, des événements, etc., qui sont accessibles à une récupération consciente et verbalisable.

Noter permet entre autre (Baribeau, 2004): de découvrir, de comprendre et d'expliquer; de témoigner, de partager, de ne pas oublier; de faire savoir et de rapporter.

Description

Décrire la démarche d’enseignement-apprentissage proposée par la stratégie, notamment : la problématique et les origines de conception de cette stratégie, ses principales étapes, les conditions de la mise en œuvre, les médias qui peuvent être utilisés pour supporter la stratégie.

Dans la littérature, on retrouve beaucoup d'écrits,notamment des correspondance et des récits autobiographiques. Certaines personnes ont donc pris la peine de noter des faits du quotidien, la vie à cette époque. Ainsi, un nombre impressionnant de faits sont donc maintenant accessibles. Dans l'antiquité grecque et romaine, le journal de bord tenait de livre sur la place publique. Les enseignants s'en servaient également comme fonction d'aide mémoire à la fin du 15 ième siècle et début du 20 ième siècle.

Le journal de bord (par sa pensée scientifique) est un outil qui permet de penser sa pratique. On parle de compréhension, de clarification, d'auto-évaluation, de planification et d'organisation des faits. des événements, etc. Il permet également de construire un savoir professionnel, à apprendre, à prendre des décisions et à résoudre des problèmes (Pirot et al., 2002). C'est également un outil de collecte de données.

Tout d'abord, le journal de bord est rédigé de façon régulière (à chaque jour ou à chaque semaine) par une personne (un apprenant, par exemple) ou par un groupe, de façon personnelle (privée) ou public (lecture par d'autres membres et commentaires possibles).

Sa mise en oeuvre permet à l'auteur de (Ménard, 1997, cité dans Pirot et al. 2002): décrire son expérience, y mettre les faits réels, les examiner et questionner cette expérience; découvrir ou redécouvrir sa personnalité; relier les savoirs-être et les savoirs-faire et les organiser; se porter garant de la construction de son savoir; s'approprier des savoirs expérientiels, affectifs, cognitifs et socio-affectifs.

Il existe plusieurs formes de journaux de bord. D'une part, ils peuvent être catégorisés selon le type de consignes que reçoit l'auteur (par rapport à l'utilisation) et selon l'accès au contenu du journal de bord. Selon Stickel et Waltman, (1994), cité dans Pirot et al. (2002), les journaux de bord orientés sur le type de consignes peuvent être non-structurés (l'auteur dispose d'une grande liberté) ou structurés (le formateur dirige l'apprenant). Les journaux qui sont régis par l'accès au contenu, peuvent être de deux types: non-accessible (le formateur ne peut pas accéder au contenu pendant son écriture) ou accessible (le formateur a accès au contenu et peut donc échanger avec l'apprenant ou le groupe. Enfin, notons que le journal de bord peut prendre forme selon les objectifs poursuivis.

Sa principale problématique réside dans le fait que le journal de bord doit être écrit quotidiennement ou du moins, assez régulièrement sans quoi, l'auteur en perdra le fil. De plus, certaines personnes peuvent trouver l'écriture du journal de bord comme une corvée et avoir peur d'y inscrire leurs pensées. On retrouve donc des réticences endogènes (qui proviennent de l'apprenant)et les réticences exogènes (qui viennent du formateur). Parmi les réticences endogènes, on retrouve le manque de confiance de l'auteur, la peur d'être lu et jugé par un formateur, le manque d'implication à l'écriture et le non-plaisir à écrire. Quant aux réticences exogènes, on retrouve le manque de clarté de la part du formateur concernant divers points comme les buts poursuivis (De Cock, 2007).

Conditions favorisant l’apprentissage

Identifier, expliquer et justifier les conditions d’apprentissage que la stratégie vise à favoriser. Décrire quelle est la preuve empirique de l’efficacité de la stratégie.

Niveau d’expertise des apprenants

Identifier si la stratégie est adaptée aux apprenants débutants, intermédiaires ou novices dans un domaine. Décrire comment la stratégie prend en considération le niveau des connaissances des apprenants dans le domaine ciblé. Donner des exemples.

Type de guidage

Décrire quel est le type de guidage et de support offert par la stratégie. Faire les liens avec le niveau d’expertise des apprenants en décrivant comment et pourquoi le type offert est censé favoriser l’apprentissage de ces apprenants.

Type de regroupement des apprenants

Décrire le type de regroupement préconisé par la stratégie et comment on peut le réaliser. Donner des exemples.

Milieu d’intervention

Décrire dans quel milieu éducatif la stratégie a été utilisée. Donner des exemples.

Conseils pratiques

Dans la mesure du possible, fournir des conseils, des « trucs » ou des « astuces » en lien avec des exemples issus de la pratique « réelle » de cette stratégie.

Bibliographie

Identifier, selon les normes APA, toutes les ressources informationnelles utilisées pour rédiger cette fiche.

Anderson-Inman, L. (1998). Electronic Journals in Technology and Literacy: Professional Development Online (Technology Tidbits). Journal of Adolescent & Adult Literacy, 41(5), 400-405.

Baribeau, C. (2004, 26 novembre). Le journal de bord du chercheur. Communication présentée L'instrumentation dans la collecte des données, Trois-Rivières. Repéré à http://www.recherche-qualitative.qc.ca/revue/hors_serie/hors_serie_v2/CBaribeau%20HS2-issn.pdf

Dietz, M. E. (2008). Journals as frameworks for professional learning communities. (2e éd.). Thousand Oaks, Calif.: Corwin Press.

Holly, M. L., & McLoughlin, C. S. (1989). Professional development and journal writing. Dans M. L. Holly, & C.S. McLoughlin (Éds). Perspectives on teacher professional development (259-283). London : Falmer.

Lafortune, L. (Ed.). (2004). Le questionnement en équipe-cycle: questionnaires, entretiens et journaux de réflexion. PUQ.

Pallascio, R., & Lafortune, L. (Eds.). (2000). Pour une pensée réflexive en éducation. PUQ.

Power, M. (2008). Le conseiller pédagogique réflexif: un journal de bord. Athabasca University Press.

Schatzman, L., & Strauss, A.L. (1973). Field research. Strategies for a natural sociology. Englewood Cliffs: Prentice-Hall.

Webographie

Identifier et décrire brièvement des ressources complémentaires disponibles sur le web.

De Cock, G. (2007). Le journal de bord support de la réflexion sur la pratique professionnelle pour les futurs enseignants en stage. Prom.: Paquay, Léopold (2007).

Paquette, G. (2002). Modélisation des Connaissances et des Compétences: Un langage Graphique Pour concevoir et apprendre. Presses de l'Université du Québec. Repéré le juillet, 21, 2014 à http://books.google.ca/books?id=C4G4MVw4yrEC&pg=PA39&lpg=PA39&dq=connaissances+factuelles&source=bl&ots=3BhxEfrWvC&sig=njYIbVSQ8KAr1abwDg1ykvN_sbs&hl=fr&sa=X&ei=2FLNU6f2CsmLyATd3YBg&ved=0CCsQ6AEwBzgK#v=onepage&q=connaissances%20factuelles&f=false

Pirot, L., De Cock, G., David, J., (2002). Une expérience de tutorat académique à l'UCL: Des outils variés pour susciter une réflexion sur la pratique. Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, UCL. Repéré le juillet, 23, 2014 à http://www.psp.ucl.ac.be/stages/infosstagesETUDetPSP/expetutoratacad.html#conclusion