Différences entre versions de « Apprentissage basé sur les cas »

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Pearson et al, Kassebaum et al  and Hansen et al mentionnent qu’ils ne sont pas en mesure de confirmer que l’apprentissage basé sur les cas permettrait d’améliorer le processus de résolution de problèmes Or, il permettrait aux apprenants de poser des questions très pertinentes et le processus d’apprentissage serait plus agréable. (Williams, 2005).
  
 
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Une expérience au Monash University Center en Australie (Williams, 2005) a permis de définir les avantages suivants :
 
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Version du 6 janvier 2015 à 14:30

Ébauche


Appellation en anglais

Case based learning

Case-based learning

Stratégies apparentées

L’apprentissage basé sur les cas demande aux apprenants une analyse de la situation et de ses caractéristiques, dans une situation représentative d’un contexte professionnel, dans le but de développer des solutions.

Williams (2005) mentionne que l’apprentissage par les cas découle de la stratégie d’apprentissage par problèmes, utilisé en andragogie.

Williams (2005) distingue aussi l’apprentissage basé sur les cas (ABC) et l’apprentissage par problèmes (APP) par le niveau de connaissances de l’apprenant. L’APP ne nécessite pas de connaissances outre que celles reliées à la résolution de problèmes. De son côté, l’ABC nécessite une compréhension des concepts théoriques pour bien comprendre le cas présenté.

L'ABC s'apparente aussi à l'étude de cas, qui propose des problèmes fictifs ou réels qui doivent être résolus. L'ABC se distingue dans la mesure où elle émerge d'un besoin des formations médicales au cours des premières années d'études.

Type de stratégie

L’apprentissage basé sur les cas est une macrostratégie, car elle est souvent utilisée pour la majorité des activités d’un programme d’études. Tel que mentionné sur la fiche de la macrostratégie, l'apprentissage basé sur les cas est une stratégie qui utilise le "principe intégrateur qui doit assurer une cohérence interne de la démarche d’enseignement-apprentissage". Par exemple, en médecine, le programme de formation organise ses activités en fonction de cette stratégie.

Par contre, il arrive que l'ABC puisse être une microstratégie. En effet, l'ABC peut être utilisée pour une seule activité pédagogique, et pas nécessairement pour l'ensemble des activités prévues dans un cours ou un programme de formation. Le fait de pouvoir l'utiliser en microstratégie permet aussi, selon l'approche cognitive de pouvoir l'adapter à plusieurs facteurs, tels que le type de connaissances à développer au cours de l'activité pédagogique ou les caractéristiques des apprenants (niveau d'expertise, regroupement des apprenants ou l'environnement de formation).

Types de connaissances

L’objectif est de développer les trois niveaux de savoirs, soit le savoir, le savoir-être et le savoir-faire (Williams, 2005).

L’ABC permet l’application des savoirs et de les transposer en savoir-faire (théorique vers le pratique).

Selon l'approche cognitive, l'apprenant doit utiliser sa mémoire implicite, puisqu'il se réfère à des connaissances de type procédurale. Ce type de connaissancesse base sur un processus ou une procédure à suivre pour atteindre un objectif (savoir comment faire). Par conséquent, elles peuvent être observés ou évalués dans l'action par l'apprenant, qui permet alors de démontrer qu'il maitrise les connaissances visées.

Description

Selon Williams (2012), l’apprentissage par les cas débute par une présentation des éléments essentiels à sa compréhension. Il ne tient pas compte des étapes de résolution de problèmes, car tout le processus est axé sur le contexte du cas présenté.

L’ABC tient compte des connaissances préalables de l’apprenant (Cardie, 1993), selon l’approche cognitive.

Srinivasan et al (2007) définit l’ABC comme une méthode qui permet de déterminer des solutions à un problème soumis au départ aux apprenants en favorisant les discussions en petits groupes. L’enseignant prône une approche interactive avec les apprenants, dans la mesure où il peut favoriser la discussion.

Brown (2011) présente les différentes d’étapes d’élaboration et d’utilisation de l’apprentissage basé sur les cas :

- La formation des enseignants à titre de facilitateurs ;

- la création des cas (écriture des scénarios) ;

- l’analyse des cas par les apprenants;

- l’évaluation des étudiants par l’enseignant.

À différencier de l'apprentissage par problèmes, l'ABC découle de cette stratégie. En effet, l'ABC suggère une implication importante de la part du facilitateur pour le processus de résolution, alors de l'apprentissage par problèmes suggère une exploration des pistes de solution par les apprenants.

Conditions favorisant l’apprentissage

Motivation:

Pearson et al, Kassebaum et al and Hansen et al mentionnent qu’ils ne sont pas en mesure de confirmer que l’apprentissage basé sur les cas permettrait d’améliorer le processus de résolution de problèmes Or, il permettrait aux apprenants de poser des questions très pertinentes et le processus d’apprentissage serait plus agréable. (Williams, 2005).

De son côté, les recherches de Ertmer et al ont permis de démontrer une augmentation du niveau de motivation des étudiants (Williams, 2005).

Collaboration et entraide:

Williams (2005) soulève aussi la question de la collaboration entre les membres d’une équipe dans le processus d’apprentissage par les cas, qui serait un avantage de l'ABC.

Rétention des apprentissages:

Le résultat d'un projet pilote réalisé en 2009 à l’Université d’Ottawa (Interdisciplinary School of Health Sciences (ISHS))a permis de constater que l’ABC avait une valeur significative au niveau de la rétention des apprentissages.

Expériences et recherches:

Une expérience au Monash University Center en Australie (Williams, 2005) a permis de définir les avantages suivants :

- Motivation intrinsèque et extrinsèque (lien hypertexte) pour l’apprenant ;

- auto-évaluation et réflexion critique de l’apprenant ;

- intégration des connaissances dans la pratique.


Selon le Dr. John Cavanaugh de la Wayne State University (Brown, 2011), il s’agit d’une stratégie d’apprentissage qui présente les avantages suivants :

- Bonne rétention des connaissances ;

- développement de la pensée critique ;

- collaboration développée entre les apprenants ;

- meilleure interaction entre les apprenants et les enseignants.

Niveau d’expertise des apprenants

Cette stratégie d’apprentissage s’adresse à des apprenants novices, intermédiaires ou experts dans le domaine d’apprentissage.

Elle fait appel aux connaissances antérieures de l’apprenant, d'où l'importance du guidage dans le processus d'apprentissage. L'apprenant doit avoir une certaine maitrise des notions théoriques (savoirs) pour les transposer en savoir-faire. L'aapprentissage basé sur les cas tient compte de la présence et des interventions du facilitateur tout au long du processus de résolution de cas, ce qui permet à un apprenant novice d'être guidé dans son apprentissage, même s'il n'a pas acquis les connaissances préalables.


Chanquoy et al . (2007)font référence à la notion de charge cognitive qui est l'« organisation mémorielle en schémas mentaux stockant les divers types d’informations de la mémoire à long terme [1]». Selon ses recherches, le processus de résolution de problèmes crée une charge cognitive importante puisqu'elle utilise les connaissances antérieures ainsi que le savoir-faire relié au processus de résolution de problèmes. Ainsi, il en conclut que la guidance offre un avantage supérieur quant à résolution de cas au niveaux des résultats obtenus.

Type de guidage

Le tuteur, qui sert de facilitateur, suscite un débat entre les apprenants par le biais de discussions, le processus de résolution de problèmes, et de consensus au sein d’une équipe. (Brown et al, 2011).

Hay and Katsikitis (2001) suggèrent que le niveau de maitrise du tuteur de la matière enseignée a un impact sur les résultats de l’apprenant. Un haut niveau de maitrise permet à l’étudiant d’obtenir une meilleure note aux examens. Or, les tuteurs non-experts dans leur domaine entretenaient de meilleures relations avec les apprenants et accordaient moins de temps à la préparation de cours. (Williams, 2005).

À la différence de l'apprentissage par problèmes, le facilitateur intervient pour guider l'apprenant tout au long de la résolution du cas suggéré. Il propose des pistes de solution pour stimuler la réflexion des apprenants (Srinivisan et al, 2007).

Type de regroupement des apprenants

Srinivasan et al (2007) précise que l’ABC utilise les discussions en petits groupes pour l’analyse des cas. L'ABC demande une réflexion de la part des apprenants, d'une recherche d'informations quant aux savoirs, mais aussi une discussion entre les membres d'une équipe. La communication est importante pour l'échange d'information, sa bonification et pour atteindre l'objectif final de l'activité pédagogique. Ainsi, le regroupement des apprenants en petits groupes favorise cette communication qui serait plus ardue en grand groupe.

Milieu d’intervention

Cette stratégie d’apprentissage est de plus en plus répandue dans les domaines médicaux, des sciences, du droit et de sciences administratives. Elle est principalement utilisée pour les études universitaires.

Conseils pratiques

Certaines recherches (Cardie, 1993) démontrent l’utilité des arbres de décision pour soutenir la démarche de l’apprentissage basé sur les cas. Un arbre de décision est un "outil d'aide à la décision () que l'on représente sous la forme graphique d'un arbre de façon à faire apparaître à l'extrémité de chaque branche (ou feuille) les différents résultats possibles en fonction des décisions prises à chaque étape".[2]

Ainsi, er petit groupe, les apprenants peuvent utiliser un outil visuel pour les aider dans leurs discussions et prendre une décision vers l'objectif final de l'activité pédagogique.

Ressources informationnelles utilisées dans la fiche

Ici figurent toutes les ressources informationnelles qui ont été lues et utilisées par les contributeurs successifs pour rédiger la fiche. Ces ressources ont être puisées dans celles qui ont été prédéterminées ci-dessous, dans la section : Ressources informationnelles disponibles. Toutefois, chaque contributeur peut choisir d'utiliser d'autres ressources, du moment qu'elles sont pertinentes pour la thématique traitée, crédibles et présentant un contenu de qualité.

Les références utilisées doivent être placées dans la bonne section : soit dans la bibliographie (articles, livres, chapitres) soit dans la webographie (ressources électroniques diverses, cependant les articles des revues électroniques ou des chapitres publiés en ligne doivent être placés dans la bibliographie).

Bibliographie

Dans cette section figurent les articles des revues (y compris les revues en ligne, les livres ou les chapitres de livres (y compris ceux qui sont disponibles en ligne). L'hyperlien peut être indiqué si possible. Les ressources doivent être citées selon les normes APA. Pour ce faire, utilisez le guide suivant : Couture, M. (2013, mise à jour). Adaptation française des normes bibliographiques de l'APA. Récupéré du site http://benhur.teluq.uqam.ca/~mcouture/apa/Auteurs.htm


Webographie

Placez dans cette section des ressources informationnelles complémentaires disponibles sur le web. Chaque ressource doit être décrite brièvement. Indiquez l'hyperlien (bien évidemment)et la date de consultation. Tâchez de citer vos ressources selon les normes APA. Pour y parvenir, utilisez le guide du professeur Couture, notamment cette section du guide en ligne : Couture, M. (2013, mise à jour). Adaptation française des normes bibliographiques de l'APA. Récupéré du site http://benhur.teluq.uqam.ca/~mcouture/apa/docsweb.htm

Ressources informationnelles disponibles pour rédiger et améliorer la fiche

Ici figurent les références sélectionnées sur la stratégie dont traite la fiche et, éventuellement, des sujets plus généraux, mais liés de près à la thématique de la fiche. Si vous utilisez ces ressources pour rédiger votre contribution, vous devez les citer dans votre texte et, de plus, les déplacer dans la section " Ressources informationnelles utilisées". Vous pouvez aussi, comme tout autre contributeur au Wiki-TEDia, ajouter ici toutes les ressources informationnelles que vous connaissez, que vous avez trouvées sur le web ou en lisant d'autres écrits, même si vous ne les utilisez pas. Cette section fait donc office de veille sur la thématique couverte par la fiche.

Veillez à placer les ressources proposées dans la bonne section : soit dans la bibliographie (articles, livres, chapitres) ou dans la webographie (ressources électroniques diverses, cependant les articles des revues électroniques ou des chapitres publiés en ligne doivent être placés dans la bibliographie).

Bibliographie

Placez dans cette section les articles des revues (y compris les revues en ligne, les livres ou les chapitres de livres (y compris ceux qui sont disponibles en ligne). Indiquez l'hyperlien si possible. Citez vos ressources selon les normes APA. Pour ce faire, utilisez le guide suivant : Couture, M. (2013, mise à jour). Adaptation française des normes bibliographiques de l'APA. Récupéré du site http://benhur.teluq.uqam.ca/~mcouture/apa/Auteurs.htm


Bowe, C. M., Voss, J., & Thomas Aretz, H. (2009). Case method teaching: An effective approach to integrate the basic and clinical sciences in the preclinical medical curriculum. Medical teacher, 31(9), 834-841.

Brown, K., Commandant, M., Kartolo, A., Rowed, C., Stanek, A., Sultan, H., Toor, K. & Wininger, V. (2011). Case Based Learning Teaching Methodology in Undergraduate Health Sciences. Interdisciplinary Journal of Health Sciences, 2(2), 47-65. Repéré à http://ijhs2.deonandan.com/wordpress/archives/1167

Cardie, C. (1993). Using Decision Trees to Improve Case-Based Learning. ICML, 93, pp. 25-32. Repéré à ftp://labattmot.ele.ita.br/ele/bittencourt/Leitura/ArtigosIngles/Artigo03.pdf

Chanquoy, L., Tricot, A., & Sweller, J. (2007). La charge cognitive: Théorie et applications (pp. 131-188). Repéré à http://benhur.teluq.ca/SPIP/ted6210/IMG/pdf/TED6210_Chanquoy_2007.pdf

Savery, J. R., & Duffy, T. M. (1995). Problem based learning: An instructional model and its constructivist framework. Educational technology, 35(5), 31-38. Repéré à http://books.google.ca/books?hl=fr&lr=&id=mpsHa5f712wC&oi=fnd&pg=PA135&dq=%22CASE+BASED+LEARNING%22+teaching&ots=sYahxf8VIk&sig=S_Ub8ZfbwQOWEsmvIIggbgzGB9o#v=onepage&q=%22CASE%20BASED%20LEARNING%22%20teaching&f=false

Srinivasan, M., Wilkes, M., Stevenson, F., Nguyen, T., & Slavin, S. (2007). Comparing problem-based learning with case-based learning: effects of a major curricular shift at two institutions. Academic Medicine, 82(1), 74-82. Repéré à http://journals.lww.com/academicmedicine/Abstract/2007/01000/Comparing_Problem_Based_Learning_with_Case_Based.10.aspx

Thistlethwaite, J. E., Davies, D., Ekeocha, S., Kidd, J. M., MacDougall, C., Matthews, P., . . . Clay, D. (2012). The effectiveness of case-based learning in health professional education. A BEME systematic review: BEME Guide No. 23. Medical teacher, 34(6), e421-e444. doi: doi:10.3109/0142159X.2012.680939

Williams, B. (2005). Case based learning—a review of the literature: is there scope for this educational paradigm in prehospital education? Emergency Medicine Journal, 22(8), 577-581. Repéré à http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1726887/

Webographie

Dans cette section figurent des ressources informationnelles complémentaires disponibles sur le web. L'hyperlien doit être indiqué, de même que la date de consultation. Les ressources doivent être citées selon les normes APA. Pour cela, utilisez le guide du professeur Couture, notamment cette section du guide en ligne : Couture, M. (2013, mise à jour). Adaptation française des normes bibliographiques de l'APA. Récupéré du site http://benhur.teluq.uqam.ca/~mcouture/apa/docsweb.htm

  • Un guide pour la conduite des séances de l'apprentissage basé sur les cas, élaboré à la Faculté de médecine de l'Université d'Ottawa.
A guide to case-based learning. Récupéré le 11 décembre 2014 du site de la Faculté de médecine de l'Université d'Ottawa, http://www.medicine.uottawa.ca/facdev/assets/documents/The%20Case%20Based%20Learning%20Process.pdf
  • Ce site présente un bon survol de la stratégie :
What is case-base learning ? Récupéré le 11 décembre 2014 du site de School of Medicine - Cardiff University : http://medicine.cf.ac.uk/medical-education/undergraduate/why-choose-cardiff/our-curriculum/what-case-based-learning-copy/
  • Les auteurs de la présentation de "case-based learning" sur ce site le considèrent comme synonyme de l'étude de cas (méthode de cas). ::Récupéré le 11 décembre 2014 du site de Gwenna Moss Centre for Teaching Effectiveness de l'Université de Saskatchewan : http://www.usask.ca/gmcte/case-based.